lundi 14 mars 2011

SUPkiting versus KiteSUP

Ce billet présente un projet qui n'en est encore qu'au stade de l'idée et qui nécessite un peu de développement méthodologique pour faire ses preuves, alors restez branchés sur http://www.supkiting.info pour les news !

Le KiteSurf, sport intéressant mais assez extrême, connaît depuis quelques années un succès qui ne se dément pas.

À tel point qu'il est devenu également "extrême" de simplement se frayer un chemin sur l'eau des spots autorisés les jours où les conditions météo sont favorables ; lesquels spots se font de plus en plus rares de part les restrictions d'autorisations de plus en plus nombreuses.

Certains acteurs du kitesurf ont bien compris la nécessité de développer des alternatives, qui proposent des solutions plus accessibles comme F-One avec son aile 2 lignes "La Source" prévue pour être utilisée par petit temps avec un flotteur de SUP :


Mais comme le montre la vidéo cette solution reste pour moi trop sportive et de plus elle demande de choisir entre l'aile et la pagaie dès le départ...

L'idée du SUPkiting c'est une alternative plus tranquille : partir en promenade SUP de manière classique - donc avec un flotteur qui flotte et une pagaie pour avancer - et utiliser une aile de kite plus petite que pour le kitesurf pour revenir sans danger et sans se fatiguer.
Ou bien naviguer sans danger avec le kite dès que le vent complique la rame avec la pagaie.

L'intérêt est multiple à mes yeux :
  1. partir en SUP de n'importe où, même d'une plage interdite au kitesurf
  2. naviguer partout, même le long des falaises et dans les criques sans vent
  3. aller plus loin à la pagaie
  4. revenir plus rapidement et sans fatigue
  5. profiter d'une glisse douce et sans danger
    ...
Pour cela il faut bien sûr une aile légère qui puisse être transportée sur le SUP sans encombrement ni efforts et déployée à partir du flotteur sur l'eau, ce qui exclut de fait les systèmes avec pompe et boudins gonflables.

Il existe des ailes marines à caissons gonflables. Ces ailes permettent de laisser le vent les gonfler à la place d'une pompe, ce qui facilite leur gréage :


Ce système représente un aspect pratique indispensable au gréage de l'aile sur le flotteur sans avoir besoin de pompe, et de plus ce type d'ailes vole en général avec beaucoup moins de vent que leurs cousines à boudins puisqu'elles sont plus légères et qu'elles présentent un ratio poids/portance plus efficace.

Cependant la taille d'une aile de kitesurf classique reste beaucoup trop importante - elle doit soulever le kitesurfer de l'eau comme le fait un bateau pour un skieur nautique - et ce qui amuse les kitesurfers comme les sauts de plusieurs mètres de haut m'incite personnellement à rester sur la plage pour les admirer de loin en sécurité...

Alors comment obtenir une aile de kitesurf sûre, marine, pratique, et assez petite pour ne pas nous emporter dans les airs ?

La réponse est dans les ailes d'entraînement.
Ce qu'on appelle des "trainers" sont des ailes de traction en taille réduite faites pour permettre aux "riders" débutants de s'entraîner à la traction sans risque d'être emportés et/ou blessés.
Il en existe de plusieurs sortes, et mon attention s'est portée sur deux d'entre elles, des ailes marines à caissons.

L'une est en trois lignes (deux lignes sur une barre pour le pilotage et une ligne de sécurité/redécollage automatique), c'est la "Hydra" de chez HQ :

L'autre est en 5 lignes (deux lignes pour les avants/la traction sur un harnais, deux lignes pour les arrières/la direction sur la barre, et une ligne de sécurité/redécollage), c'est la toute nouvelle Viron de chez Flysurfer :


Ces ailes, transportables aisément dans un petit sac à dos, permettent de partir en randonnées SUP à la pagaie comme en Stand Up Paddle classique, puis si le vent monte ou simplement après une longue randonnée pour revenir plus rapidement sans pagayer, elles pourront être déployées directement sur l'eau à partir du flotteur de SUP pour être utilisée en ailes de traction douce.

Ce système doit pouvoir également permettre de remonter au vent ("naviguer au prés" comme un voilier) grâce aux deux plans antidérive que représentent les ailerons et les étraves des SUP dits de "Race", voire avec certains flotteurs hybrides de "WindSUP" (Windsurf & Stand Up Paddle) équipés d'une dérive.

À suivre...

6 commentaires:

  1. Salut Guy,

    j'aime bien ton article et il résonne dans ma têt car je fréquente assidue-ment ces problématiques, mais je me permets de réagir au concept "je pars à la pagaie je reviens tiré par le kite"

    en fait la plupart du temps en SUP, je pars contre le vent et je reviens avec, à la pagaie, et franchement avoir remonté tout ça à la pagaie pour le descendre en kite c'est un peu dommage, faudrait pouvoir faire exactement l'inverse, se servir du kite pour remonter au vent, ce qui est le plus pénible en SUP et utiliser la pagaie pour redescendre en downwind

    en tout cas c'est ce que recherchent beaucoup de SUPers sur le plat, en longue distance ou du genre, faire du downwind au maximum, au point de généralement se déposer en véhicule au point de départ au vent, faire un grand downwind et aller récupérer les véhicules

    si le kite pouvait remplacer le véhicule avec un point de départ et d'arrivée identique, ça serait top ;)

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  2. hop autre réaction: pour remonter au vent grâce aux "étraves des SUP dits de "Race"", je ne connais pas tous les modèles de race mais plusieurs que je connais ont des rails totalement ronds, avec aucune accroche latérale, pour favoriser la glisse, seul l'aileron à l'arrière peut constituer un plan anti-dérive indispensable pour remonter le vent, donc je vois mal ces modèles de race là avoir une quelconque capacité à remonter le vent ;)

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  3. Bonjour Lomic,

    Comme tu l'as constaté sur la fin de l'article je parle de remonter au vent... Et ce n'est pas pour rien ! ;-)

    Effectivement comme tu le dis beaucoup de SUPer recherchent le plaisir du "downwind" (navigation dans le sens du vent) et sont obligés de se faire déposer avec leur matériel. C'est en grande partie pour cette raison que je m'intéresse à la traction kite.

    Je n'ai jamais dit qu'il fallait à tout prix partir en upwind (remonter le vent) à la pagaie, et si je parlais de la navigation au prés c'est justement parce que dans mon idée la traction du kite permettra bel et bien d'être autonome en SUP en navigant dans tous les sens pour le meilleur du plaisir de la glisse !

    Merci de m'avoir permis d’apporter cette précision importante :-D

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  4. (re)Bonjour Lomic,

    En ce qui concerne la capacité antidérive des modèles de SUP Race, je parle de ceux qui ont une étrave plongeante comme par exemple le Fanatic Fly Race, étrave en perce-vague qui peut servir de surface antidérive supplémentaire en équilibrant sur l'avant le plan antidérive de l'aileron à l'arrière.

    Mais là aussi ce n'est qu'observation et suggestion, et comme je le précisais il me reste à faire quelques essais afin de vérifier mes idées qui en sont encore au stade de la théorie.

    En tous cas je constate avec plaisir que je ne suis pas le seul qu'elles font phosphorer !

    Merci encore pour tes commentaires.

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  5. J'ai eu raison de passer sur FaceBook puisque j'y ai vu un lien vers cette page...
    Que voilà un article intéressant, et qui met en lumière une "nouveauté commerciale" que je n'avais pas vu passer (les ailes d'entraînement redécollables depuis l'eau).
    Pour ma part, cela va sans doute me faire passer d'une réflexion dubitative (basée sur l'analyse comparée de mes talents de couturier et des plans d'ailes à caisson trouvés sur le net) à une phase d'investissement financière, suivie de 1° essais (sans doute sur un SitOnTop) d'ici quelques semaines... sous réserve des ruptures de stock" chez les revendeurs. :-)
    Je garde toutefois quelques interrogations quant à la possibilité effective de lancer/gonfler l'aile en mer à partir d'une petite embarcation (SUP inclus) sans équipement complémentaire, mais comme j'envisageais de toutes façons l'achat d'un "simple" CV de traction, le surcoût en cas d'échec partiel restera limité!
    Sur l'utilisation SUPkiting que tu décris, je ne me prononcerais pas... mais il me parait impensable que tu n'ais pas au moins songé à un système d'utilisation de la pagaie comme plan anti-dérive (pour les SUP hybrides la question ne se pose pas).
    Ceci étant, on attend la suite des tes expérimentations :-)
    RiBore

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  6. Pour la pagaie en plan antidérive (et en gouvernail) oui : ça fait même longtemps que je travaille sur l'autopilotage de l'aile de traction (voir les sujets "dissymétrie pendulaire", "kailsurf" etc.) !
    Le but étant de lancer l'aile et de l'oublier pour se concentrer sur la glisse et utiliser toutes les ressources de la board, c-à-d les appuis et la pagaie... Ainsi que la navigation en bateau avec seulement son propre gouvernail. Mais je n'en suis pas encore à la fin, même si certaines choses sont bien avancées.

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