dimanche 11 septembre 2022

ScrollRider, WIP & serendipity





C’est quand la sérendipité se mêle de l’affaire qu’on sait qu’on est devenu un inventeur au même niveau que tous nos illustres prédécesseurs…

En effet, c’est presque par hasard que je me suis aperçu que mon invention du ScrollRider fonctionne mieux quand je la prends à l’envers.

Ne riez pas, c’est vrai !

Je m’explique :

J’avais pensé placer les bâtons sur les roues avant, mais à l’essai de ce premier prototype je me suis aperçu que l’angle nécessaire pour freiner ou libérer les roues n’était pas assez naturel, et j’étais vraiment dépité parce que je n’avais pas envisagé ce problème-là.

Puis en réfléchissant en regardant le prototype en question, avec les yeux hagards, avec le teint blafard, et avec le cafard, d’un coup je vois, je constate, je me rappelle que j’avais prévu ce prototype entièrement symétrique pour me permettre des essais de réglages identiques dans tous les sens, et de retourner les ScrollRiders devant/derrière dans le cas d’usures intempestives de ce qui est encore le premier prototype approximatif d’une série qui s’annonce décidément passionnante à suivre. Vous suivez ?

Diantre qu’à cela ne tienne, de devant, les bâtons sont passés derrière (En fait je n’ai même pas démonté quoi que ce soit, j’ai simplement retourné les engins ! ) et là Ô miracle, la position est devenue aussi naturelle que lorsqu’on tient des bâtons de marche nordique ou des bâtons de ski de fond !

Mais fichtre me direz-vous - et vous aurez raison - dans ce cas les bâtons ne pourront alors plus servir de prise de soulèvement de la roue avant pour manœuvrer les engins dans les courbes courtes, non ? … Si ? …

Bigre bien sûr que non, enfin je veux dire si, vous avez raison ! Mais il suffira de prévoir des straps sur la board du côté des roues avant pour y glisser librement les pieds et pouvoir les soulever comme on soulève l’avant des skis de fond. Et hop, le problème est résolu.

« Mais alors ça complique les engins, ce rajout de straps, non ? »

Si on ne voit que ce rajout oui, mais si on considère que la poussée par freinage via les bâtons permet de s’affranchir des systèmes de réglage des pendulums et qu’on en fait la comparaison, on voit vite que le rajout de 2 straps et bien moins compliqué que la fabrication de 8 systèmes de glissière à fixation par serrage de papillons !

La suite ensuite, restez branchés, vous ne risquez rien, tout ceci se fait sans électricité !




Aparté :

Merci à la société UNYS d’avoir accepté de me fabriquer ce prototype de preuve de concept directement à partir de ma propre conception 3D, en m’indiquant quelques petites erreurs que j’ai pu faire, et en les corrigeant aussi promptement qu’un système informatique en console(*).

(*) Blaguounette de geek(**)

(**) selon l’acception de ce mot dans les années 90, pas celle qui parle des kékés gamers qui ont encore du lait qui leur coule du nez, celle qui parle des développeurs, des programmeurs, des vrais, des pas (encore) tatoués, des tous blancs bronzés aux néons, des physiques de nounours suite aux longues heures assis devant les écrans cathodiques des Personal Computers de l’époque. Je le sais bien, mais depuis j’ai un peu maigri.





mercredi 20 juillet 2022

Le ScrollRider, la propulsion par pendulum

 


De “to scroll”  : « faire défiler » (les paysages, les routes, les forêts…)
et “rider”  : « promeneur » (qui peut aussi être un meneur pro ;)

Le ScrollRider vient de mes travaux sur le RollSlider, qui m’ont amené à créer sur le même principe de « propulsion par pendulum » un dispositif plus léger, tout aussi adapté aux plus sportifs qu’aux moins physiques, et plus facile à transporter.

Il en résulte deux “boards” indépendantes, une pour chaque jambe, qui permettent par un simple mouvement de glissement d’un pied puis de l’autre et ainsi de suite (comme en ski de fond sur le plat lorsqu’il suffit de glisser) de propulser le rider sur les plats comme dans les montées.

Aucun problème d’équilibre car les plateformes ont leur centre de gravité placés en dessous de ceux des roues.

Sur les plats chaque impulsion permettra de “glisser rouler” un certain temps sur un jambe ou l’autre - ou les deux - suivant la force employée, et dans les montées on pourra choisir ses allures qui iront de la simple marche tranquille à la frénésie de l’atteinte des sommets dans des temps que le grand Albert pourrait catégoriser de relatifs.

Pour les descentes les “bâtons” qui servent d’assurance, d’aide à l’effort, et de stabilisateurs, joueront alors également leur rôle de commandes de freins  : il suffira de les tirer vers soi pour freiner l’ensemble (les deux engins et l’humain qui sera dessus).

Le principe de ce que j’appellerai désormais « la propulsion par pendulum » est simplissime  : la plateforme centrale est suspendue aux deux moyeux des roues avant et arrière par un système de pendule. 

Lorsque l’engin roule avec le poids du rider, les deux roues sont libres, l’ensemble peut rouler et glisser.

Lorsqu’un pied pousse sur l’arrière, le frein arrière de la plateforme appuie sur la roue arrière et l’immobilise, ce qui permet de se propulser vers l’avant en faisant rouler l’engin de l’autre jambe, et ainsi de suite.

Le bâton sert d’appui et de renfort en cas de propulsion, et pour freiner quand on le tire vers l’arrière il vient plaquer le frein avant de la plateforme sur la roue avant, permettant d’immobiliser la roue pour arrêter l’engin.

Il est plus facile de visualiser le mouvement que de l’expliquer, c’est pourquoi je vous laisse ci-dessous une petite animation du principe du mouvement mécanique de propulsion par pendulum (rafraichissez la page pour relancer l'animation si elle s'est arrêtée). 

Pour voir le ScrollRider à l’œuvre, il vous faudra comme moi attendre les vidéos des premiers prototypes  ! 

Animation du mouvement du pendulum